Schema de l’organisation. Edmond et Marguerite étaient tout deux agents actifs P2 dans la section Forteresse à Autun.
Ce qui caractérisait le réseau Alliance était donc son origine dans l’armée et son choix de combat : l’espionnage. Il fallait avant tout transmettre à Londres, fournisseur de matériels et d’argent, toutes les informations pertinentes obtenues par les membres du réseau dispersés dans toute la France et même en Afrique du nord où l’Allemagne avait pris pied. Attaquer directement l’armée allemande n’était pas une option : ce n’était plus le travail de ces officiers mais celui des armées conventionnelles outillées pour cela : celles des Alliés. A chacun sa spécialité. C’est pourquoi le discours aux jeunes recrues était de ne pas porter d’armes sur eux pour « tuer du boche » mais, en recherchant des informations cruciales pour les armées alliées, ils contribueraient à en mettre beaucoup plus hors de combat. Cela n’empêcha pas toutefois l’intervention du réseau sur des « coups » particuliers à la demande de Londres qui n’avait pas toujours les hommes suffisants à disposition en France. Mais c’était l’exception. Parfois aussi, le réseau fournissait des armes aux autres réseaux et maquis, mais ne participait pas aux attaques. Il fallait garder les membres du réseau Alliance en vie pour d’autres tâches jugées par les dirigeants du réseau Alliance plus fonctionnelles pour la victoire. Chacun son boulot…
Marie Madeleine Fourcade qui explique comme le réseau fut créé, pourquoi les membres avaient des noms d’animaux – « Arche de Noé », nom donné au réseau par Hitler:
Démobilisé , le Colonel Lévêque et sa femme Marguerite entrèrent dans la Résistance comme agent principal de renseignements du réseau de renseignements militaires Alliance sur la région nord-est « Forteresse ». En guise de couverture, Edmond devint ingénieur et responsable du personnel à l’usine des Télots à Saint-Forgeot, près d’Autun (Saône-et-Loire). Par son emploi, il facilitait la tâche des patriotes fuyant le STO en sabotant les départs des travailleurs vers l’Allemagne.
Les renseignements recueillis étaient transmis au Grand Etat-Major Allié grâce aux émissions clandestines d’un important réseau d’appareils radios accrochés sur la Centrale de Londres. La liaison était complétée par des courriers réguliers, avions Lysanoer, sous-marins ou vedettes rapides qui, embarqué mois, emportaient du courrier, amenaient ou expatriaient les agents du Réseau. Enfin, de fréquents parachutages assuraient le ravitaillement en matériel radio, questionnaires, armes, fonds, matériel de toutes sortes, livres, vêtements.
Vidéo (d’un régiment de chasseurs à pied présent dans le même secteur) Juin-juillet 1915, prise d’arme avec le drapeau des chasseurs à pied après les offensives d’Artois : – défilé des troupes à pied avec les mulets – remises de décoration par le général d’Urbal après les combats de Souchez et de Carency : légion d’honneur aux officiers, médaille militaire aux sous-officiers et la croix de guerre à des soldats. – panoramique des officiers de chasseurs à pied avant le passage du drapeau qui est confié à la garde d’un bataillon de chasseurs alpins (clairons, fanions visibles)