1943 – 17 janvier à Avril 1945 – Réseau Alliance – Section Forteresse

Schema de l’organisation. Edmond et Marguerite étaient tout deux agents actifs P2 dans la section Forteresse à Autun.

Ce qui caractérisait le réseau Alliance était donc son origine dans l’armée et son choix de combat : l’espionnage. Il fallait avant tout transmettre à Londres, fournisseur de matériels et d’argent, toutes les informations pertinentes obtenues par les membres du réseau dispersés dans toute la France et même en Afrique du nord où l’Allemagne avait pris pied.
Attaquer directement l’armée allemande n’était pas une option : ce n’était plus le travail de ces officiers mais celui des armées conventionnelles outillées pour cela : celles des Alliés. A chacun sa spécialité. C’est pourquoi le discours aux jeunes recrues était de ne pas porter d’armes sur eux pour « tuer du boche » mais, en recherchant des informations cruciales pour les armées alliées, ils contribueraient à en mettre beaucoup plus hors de combat.
Cela n’empêcha pas toutefois l’intervention du réseau sur des « coups » particuliers à la demande de Londres qui n’avait pas toujours les hommes suffisants à disposition en France. Mais c’était l’exception. Parfois aussi, le réseau fournissait des armes aux autres réseaux et maquis, mais ne participait pas aux attaques. Il fallait garder les membres du réseau Alliance en vie pour d’autres tâches jugées par les dirigeants du réseau Alliance plus fonctionnelles pour la victoire. Chacun son boulot…

Marie Madeleine Fourcade qui explique comme le réseau fut créé, pourquoi les membres avaient des noms d’animaux – « Arche de Noé », nom donné au réseau par Hitler:

Source : Association réseau Alliance

Démobilisé , le Colonel Lévêque et sa femme Marguerite entrèrent dans la Résistance comme agent principal de renseignements du réseau de renseignements militaires Alliance sur la région nord-est « Forteresse ». En guise de couverture, Edmond devint ingénieur et responsable du personnel à l’usine des Télots à Saint-Forgeot, près d’Autun (Saône-et-Loire). Par son emploi, il facilitait la tâche des patriotes fuyant le STO en sabotant les départs des travailleurs vers l’Allemagne.

Les renseignements recueillis étaient transmis au Grand Etat-Major Allié grâce aux émissions clandestines d’un important réseau d’appareils radios accrochés sur la Centrale de Londres. La liaison était complétée par des courriers réguliers, avions Lysanoer, sous-marins ou vedettes rapides qui, embarqué
mois, emportaient du courrier, amenaient ou expatriaient les
agents du Réseau. Enfin, de fréquents parachutages assuraient
le ravitaillement en matériel radio, questionnaires, armes, fonds, matériel de toutes sortes, livres, vêtements.

Voir page 13 du mémorial.

1943 – 17 janvier au 22 juillet 1944- Métropole résistance comment agent P2 (campagne double), réseau Alliance

Entre dans la résistance des Forces françaises combattantes en qualité d’engagé volontaire au réseau Alliance comme agent P2 et chargé de mission de 1ere classse (Capitaine) 

Agent principal de renseignements de la région nord-est. Forteresse

Nom donné en 1942, à Londres, par le général de Gaulle, à l’organisation militaire constituée par les agents des réseaux de la France libre dans la zone occupée par les Allemands ou contrôlée par le gouvernement de Vichy.

Ces agents souscrivaient un engagement qui les faisait bénéficier du régime militaire en matière de garanties, de récompenses et de pensions ; ils étaient classés, suivant leur activité, en agents P1, s’ils continuaient leurs occupations personnelles, ou en agents P2, au cas où ils se consacraient exclusivement à la lutte contre l’ennemi. Ces derniers étaient soumis à la discipline militaire.

C’est le plus grand réseau dépendant de l’Intelligence Service (NDLR MI6 britannique, lire article 1946 – 6 mai – Certificate of Service signé du Général Montgomery) sur le territoire français ; c’est également le plus grand réseau commandé par une femme durant cette période, et plus du quart de ses membres sont également des femmes. Par leurs noms de code, inspirés pour la majeure partie de noms d’animaux, ses agents sont surnommés par Hitler « l’Arche de Noé ».

1942 – 2 Septembre 1942 – Retour en France depuis Fes, Maroc via Oran, Algérie

Avec sa femme Marguerite Lévèque et leur fille Laurence Lévèque

Cesse le commandement du 3° régiment Étranger d’Infanterie le 23.7.1942, affecté comme  Commandant en second à l’Ecole Militaire d’Infanterie à Aix en Provence, rejoindra son nouveau poste le 10.10.1942 par télégramme officiel N°5218 EMA/3 en date du 29.5.1942 du secrétariat d’état à la guerre, notifiée sous n° 290 P/O le 23.7.1942 par le Général CDt la division de Fès.

Quitte Fès par le train de 23h45. Rayé des contrôles du 3° R.E.I le 28.8.1942

NDLR: Au vue du débarquement prévu 2 mois après leurs départ, ont-ils été exfiltrés pour protéger la famille et Laurence alors agée de 5 ans?

L’opération Torch est le nom de code donné au débarquement des Alliés le 8 novembre 1942 en Afrique du Nord (Maroc et Algérie).

La prise d’Alger se fait en un jour grâce à la Résistance française, alors qu’à Oran et au Maroc, les généraux du régime de Vichy accueillent les Alliés à coups de canon, tout en livrant la Tunisie (alors sous protectorat) aux Allemands sans aucune résistance, déclenchant ainsi la campagne de Tunisie. La reddition des troupes françaises vichystes au Maroc eut lieu le 11 novembre. Des sous-marins allemands, arrivés sur les lieux le jour du cessez-le-feu, menèrent ensuite des attaques devant Casablanca jusqu’au 16 novembre.

Ce débarquement marque, avec la victoire britannique d’El Alamein en Égypte, le tournant de la Campagne d’Afrique du Nord . Il est contemporain de la Bataille de Stalingrad, sur le Front de l’Est et enclenche, avec cette dernière, le début du reflux de l’Axe en Europe et en Afrique du Nord.

1942 – 28 Août – Cessation de service dans le corps, se retire en tant que Commandant en second de l’école militaire d’infanterie de Aix en Provence

Cesse le commandement du 3° régiment Étranger d’Infanterie le 23.7.1942, affecté comme  Commandant en second à l’Ecole Militaire d’Infanterie à Aix en Provence, rejoindra son nouveau poste le 10.10.1942 par télégramme officiel N°5218 EMA/3 en date du 29.5.1952 du secrétariat d’état à la guerre, notifiée sous n° 290 P/O le 23.7.1942 par le Général CDt la division de Fès.

Le lycée militaire d’Aix-en-Provence est l’un des six lycées de la Défense.

Sa devise est « Bien s’instruire pour mieux servir ».


1942 – 28 Juillet – Commandant en second de l’école de Saint Maixent

Les écoles militaires d’officiers : l’école spéciale militaire de Saint-Cyr et l’école militaire d’infanterie de Saint-Maixent, repliées à Aix-en-Provence.

1941 – 6 Octobre – Chef de Corps du 3e Régiment Etranger – Légion Etrangère


Affecté au commandemant du 3° Régiment Etranger

Source supplémentaire

Prend le commandement du régiment le dj affecté au 3e R.E.I (prendra le commandement du régiment au départ du titulaire par Dom 6465 P/IB du secrétariat de la guerre en date du 11.9.1941 .

Cesse le commandement du 6° R.T.M le 30.9.1941

Arrivé au 3° régiment Etranger le 6.10.1941. Prend le commandement du régiment le 7.10.1941.

Le 3e régiment étranger d’infanterie (le 3e REI) est le régiment le plus décoré de la Légion étrangère dans l’Armée de terre française. Il a été créé en 1920 et est héritier du régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE).

1941 – 6 octobre au 27 août 1942- Campagne au Maroc contre l’Allemagne


Permission à Fès du 31.12.1941 au 4.1.1942 inclus.

Permission à Fès du 5 au 10.4.1942 inclus

1940 – 11 décembre – Affecté au 6e Régiment de Tirailleur Marocains


Le 6e régiment de tirailleurs marocains (6e RTM) est un régiment d’infanterie de l’armée de terre française, formé de combattants recrutés au Maroc.

Il combat dans les années 1920 dans le Rif et en Syrie. Stationné en métropole à partir de 1928, il y disparaît en juin 1940 au début de la Seconde Guerre mondiale. Recréé dès la fin 1940, il participe à la reconquête alliée de l’Europe dans l’Armée française de la Libération. Revenu au Maroc en 1945, il envoie des bataillons de marche en Indochine. Dissous en 1956, il est brièvement recréé de 1960 à 1963 en Allemagne.

1940 – 28 Août au 5 Octobre 1941- Campagne au Maroc contre l’Allemagne – 1/2 campagne


Permission de 10 jours à Itzer  er Fés a/c du 24.2 au 4.3 1940

Prend ses fonctions le 28.8.1940 affecté à la CHR ke 1.8.1940 affecté à la 10eme compagnie (absents) le 11.11.1940.

Affecté État Major Régimentaire (CR° – absents – le 20.11.1940 .

Affecté au commandement du 6° régiment de tirailleurs Marocains par Dom 9.188 P/O du général commandant sup. des troupes du Maroc « srotifisé » (illisible) sous n° & » !à D/I du général commandant la division de Pès en date du 11.12.1940, rde. Du 3° R.E.I le 11.12.1940

Rejoint le 6e R.T.M le 12.12.1940

1940 – 1 août – Major de Garnison – Casablanca

Affecté à la CHR le 1 8 1940 Désigné pour occuper l’ ensemble de Major de garnison

A Casablanca Dom N°  6178 P/O n°  du général  de C.A commandant les troupes du Maroc du 25.8.1940.

Major de garnisonOfficier supérieur mis à la disposition du commandant d’armes d’une garnison importante pour organiser les services communs aux différents corps de la garnison, en surveiller l’exécution et veiller au maintien de la discipline en ville.


1940 – 20 juin – Adjoint au colonel Commandant de la subdivision

Assume les f.f d’adjoint au colonel Commandant la subdivision de Fès

Cesse le Commandant de la P.C de guerre le 1 8 1940.


1939 – 2 Septembre -Commandant la P.C (Poste de Commandement) de guerre du 3e Régiment Etranger d’Infanterie (R.E.I)

Campagne double

J.O du 25.6.1939, affecté à la C.P.I. le 2.9.1939_______Commandant le Poste de Commandement de guerre du 3° R.E.I le 2.9 1939 

Permission de 4 jours à Casablanca du 23 au 26 10 1939.

Le 3e régiment étranger d’infanterie (le 3e REI) est le régiment le plus décoré de la Légion étrangère dans l’Armée de terre française. Il a été créé en 1920 et est héritier du régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE).

  • Le 11 novembre 1915 est créé le « régiment de marche de la Légion étrangère » à partir des rescapés des 2e, 3e et 4e régiments de marche du 1er étranger et ceux du 2e régiment de marche du 2e étranger.
  • Le 15 novembre 1920, le RMLE devient par changement d’appellation « 3e régiment étranger » (le 3e RE).
  • Le 20 juin 1922, il devient le « 3e régiment étranger d’infanterie » (le 3e REI).
  • Le 5 décembre 1942, une demi-brigade de Légion étrangère et d’infanterie coloniale est créée à partir d’effectifs du 3e REI. Elle devient le 15 décembre de la même année le « 3e régiment étranger d’infanterie de marche » (le 3e REIM).
  • Le 1er juillet 1943, le 3e REIM redevient le « RMLE ».
  • La guerre terminée, le 1er juillet 1945, le régiment reprend de nouveau son appellation de « 3e REI 

1939 – 1 septembre au 25 juin 1940- Campagne au Maroc contre l’Allemagne


1939 – 25 Juin – Promu Lieutenant Colonel

pour prendre rang du 25.6.1939, décret du 22.6.1939.

Dans l’Armée de terrede l’air et la Gendarmerie et les sapeurs-pompiers, le lieutenant-colonel est un officier supérieur dont le grade est immédiatement inférieur à celui de colonel.

Le lieutenant-colonel porte cinq galons d’or et d’argent alternés :

 pour un lieutenant-colonel des armes à pied ;

 pour un lieutenant-colonel des armes à cheval ;

 pour un commissaire en chef de 2e classe.

 Insigne de grade de lieutenant-colonel, à droite troupes de marine, à gauche chasseurs à pied (patte d’épaule et insigne de poitrine).

1939 – mai – Affecté au 3e Régiment Etranger

Affecté au 3° Régiment Etranger (  sera maintenu a promotion ) par D.M 186 1/1 BS du 21 4 1939 rde du 65° R.I le 20 5 1939.

Affecté au 3° Régiment Etranger (  sera maintenu a promotion ) par D.M 186 1/1 BS du 21 4 1939 rde du 65° R.I le 20 5 1939.

Mis en route sur son nouveau corps le 21 5 1939.

Embarqué à Bordeaux le 23 5 1939.

Débarque à Casablanca le 27 5 1939.


Arrive au 3° R.EI le 28 5 1939, affecté a la CHR a la disposition du Chef de Corps ldj.

Le 3e régiment étranger d’infanterie (le 3e REI) est le régiment le plus décoré de la Légion étrangère dans l’Armée de terre française. Il a été créé en 1920 et est héritier du régiment de marche de la Légion étrangère (RMLE).