5 ans Le 14 mai, la division tout entière est embarquée et transportée dans la région Calais-Bergues. Le 102e cantonne à Coudekerque jusqu’au 14 juin; le 26 mai, le commandant DE LA POMÉLIE succède au commandant FLORENTIN.
Ordre n°410 : « A brillamment enlevé sa compagnie pour la porter au devant d’une contre attaque ennemie dans la nuit du 9 au 10 janvier 1915 »
Etats de services
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6344482h/texteBrut Le reste du mois d’octobre 1915, les mois de novembre et de décembre sont pour le I02e une période de repos dans ses cantonnements de Bavilliers et d’Héricourt, repos pendant lequel est poursuivie l’instruction des cadres et de la troupe, sous les ordres du chef de bataillon DENNERY. A cette période succède un séjour d’un mois à Pierrefontaine, pendant lequel sont exécutés des travaux de défense le long de la frontière suisse (25 décembre-28 janvier).
Ordre N°26. « Très belle conduite au feu, blessé en enlevant son unité à l’assaut attaque de la tranchée des Tantes », Croix de Guerre 1914-1918 avec étoile de bronze
Les citations à l’ordre en tant que sources
Citer à l’ordre un poilu, qu’il s’agisse d’un homme du rang ou d’un officier général, signifie distinguer ses mérites, prononcer à son égard une « sanction positive »1. Concrètement, cette forme particulière de reconnaissance se matérialise sous la forme de petits textes décrivant les actes ou les attitudes récompensées et insérés dans des diplômes que les familles des récipiendaires conservent parfois encore précieusement. Les citations peuvent être, dans un ordre croissant de prestige, à l’ordre du régiment, de la brigade, de la division, du corps d’armée ou de l’armée et autorisent la plupart du temps le port de la croix de guerre (avec étoile de bronze, d’argent ou de vermeil ou avec palme) et/ou de la médaille militaire, voire même de la Légion d’honneur.
Vidéo (d’un régiment de chasseurs à pied présent dans le même secteur) Juin-juillet 1915, prise d’arme avec le drapeau des chasseurs à pied après les offensives d’Artois : – défilé des troupes à pied avec les mulets – remises de décoration par le général d’Urbal après les combats de Souchez et de Carency : légion d’honneur aux officiers, médaille militaire aux sous-officiers et la croix de guerre à des soldats. – panoramique des officiers de chasseurs à pied avant le passage du drapeau qui est confié à la garde d’un bataillon de chasseurs alpins (clairons, fanions visibles)
Le général Valentin, commandant la 133e DI (division d’infanterie), visite le camp du 102e BCP (bataillon de chasseurs à pied) à Oostvleteren.
Voir la vidéo pendant les préparatifs de la bataille de Passchendaele (31 juillet au6 novembre 1917), le film montre l’entraînement des troupes et leurs moments de loisirs – 102 BCP
Le 28 septembre, à 5h 30, les 2e et 4e compagnies, partant du bois Raquette https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53067329g/f1.item.zoom, attaquent à la baïonnette les bois nos 1 et 5, suivies bientôt par le reste du bataillon. Mais l’ennemi n’a pas été suffisamment neutralisé, ses organisations n’ont pas été détruites et un violent barrage d’artillerie et des tirs meurtriers de mitrailleuses dissocient les vagues d’assaut et, finalement, arrêtent notre attaque. Une nouvelle tentative, le 29, échoue dans les mêmes conditions.
Le bataillon est relevé dans la nuit ; dans ces deux journées, il a subi de lourdes pertes : 2 officiers et 15 chasseurs tués, 10 officiers et 139 chasseurs blessés, 195 disparus. Il est envoyé en réserve à la ferme des Wacques jusqu’au 9 octobre, sous les ordres du sous-lieutenant AUBERT, seul officier restant au bataillon ; le 11, embarquement pour Belfort.
Créé par décision ministérielle du 21 avril 1915, le 102e bataillon de chasseurs à pied, rattaché organiquement au dépôt du 1 8e bataillon de chasseurs à pied, est constitué en mai 1915 avec des éléments provenant, en principe, des chasseurs à pied du 2e corps d’armée.
Un séjour de quatre mois à Montluel (Ain), sous les ordres du chef de bataillon MOREAU, permet au 102e de reviser son instruction et d’acquérir la cohésion qui lui est indispensable pour participer à des opérations actives. Ce moment arrive bientôt et c’est en Champagne, où se déroule une grande offensive, que le bataillon va recevoir le baptême du feu.