1930 – 31 janvier – Rentré à la P.C. (Poste de Commandement)

En congé de fin de campagne entre 2 séjours de 190 jours à passer à Amiens le 6.2.1930.

Embarqué à Casablanca le 8.2.1930

1930 – 21 janvier – Cité à l’ordre du Corps d’Armée Ordre Général N°9

« Brillant officier qui commande avec une rare distinction depuis plus de 4 ans une compagnie de Légion montée dont il obtient un rendement en tous points remarquables, a donné toute la mesure de ses belles qualités militaires au cours des missions multiples qui lui ont été confiés. Placé le 12 octobre 1929 à la tête d’un détachement important lancé à la recherche d’un gros djioh dans la région Sud Est d’Erfoud (NDLR : Maroc)  , a rapidement repris les traces et a pu au prix d’un effort inouï reprendre contact avec l’ennemi après avoir couvert sur la Harmmada désertique plus de 100 kms en 30 heures, s’est immédiatement engagé et a sauvé ainsi d’une perte certaines les derniers défenseurs du détachement Fioret qui allaient succomber et les blessés qui ont pu être secourus » Croix de guerre des TOE avec étoile de vermeil

Contexte: La CMA du 1er REI peu connue est toujours au Sud-Oranais. En octobre 1929, surveillant les confins algéro-marocains, un détachement de la CMA est furieusement attaquée par des bandes de Berbères à Djihani, au sud de Meridja (sa garnison dans la région de Béchar). Sur les 80 légionnaires de la compagnie, 52 seront tués et 8 blessés.

Compagnies Montées de la Légion étrangère

Les compagnies montées sont les compagnies d’infanterie de la Légion étrangère montées à mulets. La première compagnie montée de Légion est créée au Sud-Oranais en Algérie en 1881. La rôle de ces unités d’élite est d’augmenter la mobilité de l’infanterie en territoire hostile en évitant la fatigue des hommes. Elles participeront avec succès aux opérations de la conquête du Sud-Oranais et de la pacification du Maroc. Partiellement motorisées dans les années 1930, la dernière de ces compagnies montées est dissoute au Maroc fin 1949.

Pourquoi des mulets et non des chevaux ou des chameaux ? Parce que le mulet se déplace à une allure proche de celle du pas de l’homme, soit à une vitesse moyenne comprise entre 5 et 6 km/h. Il est aussi trop fort pour transporter les bagages des deux hommes et bien adapté au « pays de la soif ». En plus, le mulet se nourrit de 3 kg d’orge par jour, contre les 5 kg nécessaires au cheval. Le chameau, lui aussi, est trop fort et bien adapté aux régions chaudes et de sable. Mais, en comparaison avec le mulet, il n’est pas utilisable dans les djebels ou dans les hautes montagnes.

La compagnie montée peut marcher habituellement 10-15 heures par jour et parcourir entre 40 et 50 km. Mais, en cas d’urgence, elle peut conserver une marche quotidienne de 70-80 km pendant plusieurs jours.

Collection familiale

1930 – 21 janvier – Officier de l’Ordre du Ouissam Alaouite

L’ordre du Ouissam — ou Wissam — alaouite est un ordre honorifique marocain créé le 11 janvier 19131 (2 safer 1331 AH)2, alors sous le nom d’ordre du Ouissam alaouite chérifien3, peu après l’instauration du protectorat français et sous le règne de Moulay Youssef. Comme l’ordre du Trône du Maroc, l’ordre du Ouissam alaouite est considéré comme l’équivalent de l’ordre national de la Légion d’honneur en France. Pour mémoire, le maréchal Lyautey ne portait sur son grand uniforme, au-dessous de la Médaille militaire, que les deux plaques de Grand’croix de la Légion d’honneur et du Ouissam alaouite chérifien.

La distinction, ou décoration, du Ouissam alaouite est toujours décernée aujourd’hui mais est réservée aux personnalités étrangères ayant rendu des services éminents au Royaume : ministres, parlementaires, diplomates… Les récipiendaires sont nommés, promus ou élevés par dahir (décret) du roi du Maroc, qui est le grand maître de l’ordre et qui seul remet les insignes de la dignité de Grand-Cordon.

1929 – 25 Décembre – Promu Chef de Bataillon


Le terme « chef de bataillon » est une des appellations du grade de commandant, utilisée dans l’Armée de terre française.

Le commandant est dit « chef de bataillon », du nom de son commandement dans les unités des armes dites « armes à pied » : infanterie, chasseurs à pied (aujourd’hui subdivision d’arme de l’infanterie), génie, transmissions. Dans les unités des armes dites « armes à cheval », on utilise le terme de « chef d’escadron » dans le train des équipages, l’artillerie et la Gendarmerie, et celui de « chef d’escadrons » — où le mot escadron est mis au pluriel — dans l’arme blindée-cavalerie.

Sous la Révolution française, durant l’existence des bataillons de volontaires, composés généralement de 550 à 600 hommes, le chef de bataillon avait le grade de « lieutenant-colonel en chef ». Son adjoint était un « lieutenant-colonel en second ».

1929 – 14 octobre – Affaire de Djihani

La CMA du 1er REI peu connue est toujours au Sud-Oranais. En octobre 1929, surveillant les confins algéro-marocains, un détachement de la CMA est furieusement attaquée par des bandes de Berbères à Djihani, au sud de Meridja (sa garnison dans la région de Béchar). Sur les 80 légionnaires de la compagnie, 52 seront tués et 8 blessés.

1928 – 1 Jan au 17 Juin 1930 – Campagne au Maroc


Nouveau Séjour de 2 ans au Maroc à compter du 19.4.1927 Par Décision 10.593 P/1 au 18.10.1926.

Congé de fin de campagne de 130 jours pour Lille et Bordeaux le 22.1.1927

Rentré de congé et rejoint son unité le 19.4.1927.

Interruption de séjour du 25.1.1927 au 2.4.1927 fixée à 68 jours.

Permission de 10 jours à Meknes le 29.3.1928

Rejoint son unité le 12.4.1928

1926 – 17 Avril – Affecté au 2e régiment Etranger d’infanterie

Affecté au 2° Régiment Étranger par Décision N°3206/P du 5/3/1926 du Général Commandant Supérieur des TM « Service rde le 20.3.1926 affecté à la compagnie Montée le 12.3.1926, rejoint son unité le 17.4.1926.

Le 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI) est l’un des deux régiments d’infanterie de la Légion étrangère au sein de la 6e brigade légère blindée. Deuxième des régiments étrangers, il a été créé en 1841.

Résumé Légion Etrangère – Plus de 10 ans de services

17 Avril 1926 au 18 juin 1930 -Maroc – 2e régiment étranger – 4 ans et 2 mois.

18 juin 1930 – En route vers le Tonkin – 1e régiment étranger

18 juin 1930 – 11 avril 1933 – Tonkin – Création du 5e régiment étranger – 2 ans et 10 mois

23 mai 1939 – 28 juillet 1942 – Maroc – 3e régiment étranger – 3 ans et 2 mois

Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs (T.O.E) avec Palme et 2 étoiles de vermeil

Dates inconnues

La croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs est une décoration française, conférée aux militaires et aux civils qui ont obtenu, pour fait de guerre, une ou plusieurs citations individuelles au cours d’opérations exécutées sur des théâtres d’opérations extérieurs depuis le 11 novembre 1918. Cette décoration peut également être remise aux unités ayant reçu une ou des citations dans les mêmes conditions.

  • étoile de bronze pour une citation à l’ordre de la brigade, du régiment ou unité assimilée
    • étoile de vermeil pour une citation à l’ordre du corps d’armée 
  • palme de bronze en forme de branche de laurier pour une citation à l’ordre de l’armée.

Médaille Coloniale Agrafes  » Maroc  » et « Sahara » et « Etrangère »

Médaille Coloniale agrafé « Sahara » Brevet 456.572, décret du 28.6.1930 1.9.1930 5° Régiment ½ Brigade (nouvelle formation).

Médaille Coloniale agrafé « Étrangère » Brevet 434.925, décret du 29.6.1930 (agrafe manquante sur décoration originale »).

La médaille coloniale est une décoration française créée par l’article 75 de la loi de finances du 26 juillet 1893 pour récompenser « les services militaires dans les colonies, résultant de la participation à des opérations de guerre, dans une colonie ou un pays de protectorat ». Elle n’est plus décernée. Un décret du 6 juin 1962 a modifié l’appellation « coloniale » pour l’appellation « outre-mer ».

Malgré ses différents types de fabrication, la médaille coloniale est d’un modèle identique quelle que soit la campagne pour laquelle elle est attribuée. Seule l’agrafe qui vient se fixer sur le ruban, permet d’identifier la campagne qui a ouvert droit au port de la médaille. Exclusion faite de l’attribution sans agrafe.

1925 – 19 Janvier – Dirigé sur le Maroc et affecté au 15e Régiment de Tirailleurs – Affecté au commandement de la 7e compagnie.

Le 15e régiment de marche de tirailleurs algériens, est constitué fin novembre 1918 avec un seul bataillon de tirailleurs. Il est l’amalgame des trois bataillons du 288e R.I. qui formèrent les deux autres bataillons du régiment, la situation qui dura jusqu’à la fin de décembre date à laquelle le 15e RMTA reçut un millier de recrues indigènes. Il fut alors composé, au début de 1920, de trois bataillons. Il est basé au Maroc devient régiment autonome.
En 1925 à la bataille de l’Ouergha le 3e bataillon contient les assauts rifains.

Médaille interalliée 1914-1918

Date inconnue

Cette médaille interalliée commémorative de la Première Guerre mondiale, dite « Médaille de la Victoire » a été créée par la loi du 20 juillet 1922.

Sont concernés par cette décoration tous les militaires ayant servi trois mois – consécutifs ou non – entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918 dans la zone des armées, les infirmières et infirmiers civils, les étrangers (civils ou militaires) ayant servi directement sous les ordres du commandement français, les maréchaux et généraux ayant eu un commandement pendant trois mois au moins, les prisonniers de guerre ainsi que les Alsaciens-Lorrains engagés volontaires qui ont appartenu pendant une durée quelconque à une unité combattante et à ceux qui peuvent justifier avoir déserté les rangs allemands. L’article 10 de la loi de 1920 précise que : Le droit de la médaille est également acquis aux militaires qui ont été tués à l’ennemi ou qui sont morts des suites de blessure de guerre (…) et à ceux qui sont morts de maladies ou blessures contractées en service.